Dissolution du CNAU : une perte considérable pour la recherche archéologique urbaine7 juillet 2009 Question N° : 54524 de M. Gille Jean-Patrick ( Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Indre-et-Loire ) QE
M. Jean-Patrick Gille attire l’attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur la situation du Centre national d’archéologie urbaine (CNAU), fondé en 1984, qui est un service central du ministère de la culture et de la communication, délocalisé à Tours. Le CNAU est un centre de réflexion méthodologique et d’information contribuant à résoudre les problèmes posés par l’érosion du patrimoine archéologique des villes et à diffuser les résultats de la recherche en France. Dans le cadre de ses missions, il propose un pôle de documentation et d’information ainsi qu’un pôle de recherche et de formation. Outre les nombreuses publications d’ordre méthodologique, le CNAU publie et diffuse chaque année l’annuaire des opérations de terrain en milieu urbain et le bulletin bibliographique d’archéologie urbaine. Le CNAU assure également la coordination scientifique et l’édition de la collection des documents d’évaluation du patrimoine archéologique des villes de France, série d’études monographiques constituant des synthèses comparables de l’état des connaissances archéologiques. L’exceptionnel fonds du CNAU, avec 11 000 ouvrages et périodiques, 1 060 dossiers et 27 210 références, est le seul rassemblant une telle documentation en archéologie et histoire urbaines dont les chercheurs et étudiants français et étrangers sont friands. Sa spécificité thématique sur l’espace urbain, à l’interface disciplinaire entre archéologues, historiens, urbanistes et géographes, confère au CNAU un rôle central dans la recherche en archéologie et histoire urbaines. Les enjeux scientifiques attachés aux missions du CNAU portent sur l’apport de connaissances sur l’espace urbain dans la longue durée et les réseaux de villes, sur les outils et méthodes d’analyse des villes, sur l’inscription du patrimoine dans les politiques d’aménagement et le développement urbain. Seule une structure fédératrice comme le CNAU est en mesure de contribuer au maintien de la cohérence de la recherche en archéologie urbaine. La dissolution programmée du CNAU serait le signe de l’abandon par le ministère de la culture de sa mission de coordination de réflexion méthodologique et de prospective. La disparition d’un tel organe unique en Europe constituerait une perte considérable pour la recherche archéologique urbaine. C’est pourquoi il lui demande de maintenir le CNAU dans ses missions. Lien associé à cet article : http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-54524QE.htm
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