METROPOLE: mon intervention à l’Assemblée

IMG_3950J’ai défendu hier soir dans l’hémicycle, à l’Assemblée nationale, le projet de statut de métropole pour Tours et Orléans, lors de l’examen en première lecture du projet de loi portant sur le statut de Paris et l’aménagement métropolitain.

Cette reconnaissance des deux sœurs jumelles de l’axe ligérien sera un signe fort pour le développement de notre Région au cœur de l’Europe, avec son patrimoine exceptionnel inscrit déjà au Patrimoine immatériel de l’humanité, pour son histoire, ses écrivains, sa gastronomie, ses vins et bien évidemment son patrimoine architectural… qui en font une sorte de Toscane française !
C’est là un nouvel acte fort de la décentralisation qui s’écrit : les métropoles vont renforcer l’activité économique locale, par de nouvelles compétences et de nouveaux moyens.

 


METROPOLE: mon intervention à l’Assemblée par jpgille

M. Jean-Patrick Gille. Madame la présidente, mes chers collègues, mon propos portera uniquement, et cela ne vous surprendra pas, sur l’article 41, rétabli et amélioré en commission des lois.

Je tiens à vous remercier, madame la secrétaire d’État, messieurs les rapporteurs, pour avoir accédé à notre souhait de voir l’agglomération de Tours devenir métropole, d’avoir entendu nos arguments et finalement repris notre amendement sur l’élargissement des critères d’éligibilité dès le passage du texte en commission des lois.

Ce texte sur la métropole parisienne permettra ainsi à sept grandes villes de devenir potentiellement des métropoles.

Alors que ce statut était jusqu’alors réservé à des agglomérations souvent inscrites en périphérie de l’hexagone, il sera désormais heureusement ouvert au vaste Centre, en intégrant Dijon et Orléans, par ailleurs capitales de région, mais aussi Saint-Étienne, Tours et Clermont-Ferrand. Nous obtiendrons ainsi un meilleur maillage du territoire national en termes de métropoles.

C’est en partie pour cette raison que nous, élus du Centre-Val de Loire, nous sommes battus pour éviter que le Centre de la France ne soit le grand oublié de ce nouvel aménagement du territoire national.

Je voudrais ensuite rassurer ceux qui ont encore des craintes : les futures métropoles ne s’opposeront pas au reste du territoire. Je ne doute pas que les compétences se répartiront avec équilibre et bon sens entre les diverses collectivités. C’est un nouvel acte fort de la décentralisation qui s’écrit : les métropoles renforceront l’activité économique locale des régions et leurs compétences grandissantes en matière d’emploi et de formation nourriront le dynamisme de nos territoires.

Il arrive parfois que des Tourangeaux et des Tourangelles qui me savent engagé sur ce sujet m’interrogent sur la pertinence et les conséquences d’une telle transformation de la communauté d’agglomération en communauté urbaine, puis demain en métropole.

Je leur réponds que la métropole a pour objectif de favoriser le développement économique et touristique, d’optimiser les réseaux de transports et de stimuler les ressources universitaires, la recherche et l’innovation. Elle pourra ainsi construire, aménager et faire fonctionner des équipements culturels et sportifs importants, agir sur la voirie, le logement, les fonds de solidarité pour les jeunes et en faveur de la protection de l’environnement, notamment la lutte contre la pollution de l’air.

Elle assurera également, en ce qui nous concerne, la promotion internationale du territoire, améliorant ainsi son attractivité.

En région Centre-Val de Loire, deux villes sont pressenties pour obtenir ce statut, Tours et Orléans – Serge Grouard s’exprimera après moi sur ce point. Cette reconnaissance des deux sœurs jumelles de l’axe ligérien, qui ont un pacte métropolitain à construire, un peu comme le sillon lorrain avec Nancy et, grâce à ce texte de loi, Metz, sera un signe fort pour le développement de notre région au cœur de l’Europe. Notre région qui possède un patrimoine exceptionnel, inscrit au Patrimoine immatériel de l’humanité, pour son histoire, ses écrivains, sa gastronomie, ses vins et, bien évidemment, comme je me plais à le dire, son patrimoine architectural, tous ces éléments qui en font une sorte de Toscane française.

. Avoir deux métropoles le long de la Loire sera un atout pour l’ensemble de cette région, à la fois urbaine et très rurale, encadrée par deux poids lourds que sont l’Île-de-France, dont nous avons beaucoup parlé, et la Nouvelle Aquitaine, mais qui malheureusement a été un peu oubliée lors du redécoupage des régions.

Enfin, je salue la volonté quasi unanime des élus – à l’exception, Jacqueline Fraysse l’illustrait à l’instant, des députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine –, de l’ensemble des parlementaires, des élus de l’agglomération, du département, des EPCI de l’ensemble du département et des élus régionaux, au premier chef de leur président, qui ont soutenu cette démarche.

Je salue aussi mon collègue Philippe Briand, président de la communauté d’agglomération Tour(s)plus, car malgré nos oppositions politiques, qui sont fortes et historiques, nous nous sommes battus sur ce dossier main dans la main. Nous avons frappé aux différentes portes de l’État, notamment à celle de M. Baylet, qui au départ y était hostile mais a fini par nous comprendre. Nous n’avons jamais abandonné notre combat, malgré le scepticisme des uns et des autres.

Avant de conclure, madame la secrétaire d’État, mes chers collègues, j’aurai une pensée pour Jean Germain, ancien maire de Tours et créateur de la communauté de communes qui, précurseur dès 1996, avait formé ce souhait pour sa ville. Comme sénateur, ensuite, il avait su placer quelques jalons dans la loi MAPTAM, mais sa disparition tragique ne lui a pas permis pas de voir son rêve se réaliser.

Oui, pour nous, élus de la nation, mais aussi représentants des habitants d’un territoire, c’est bien un rêve qui se réalise quand nous parvenons à donner vie, à donner force de loi à nos projets, et plus encore quand ils sont largement partagés.

Pour nous, la métropole n’est pas un statut à obtenir, mais un projet d’avenir à développer.

3 commentaires

  1. Bravo pour votre intervention.
    Quand allez-vous commencer un vrai parcours professionnel , car si je lis bien vous n’avez jamais « travaillé », si j’ose dire, que dans la politique ?
    Votre ami Thomas a-t-il retrouvé avec facilité ses élèves de LEP, après ses années PS dans le 37 ? J’espère qu’il a pu être réintégré sans difficulté.
    Et Mme Roiron, toujours dans l’enseignement ?
    Bref, j’ai une pensée émue pour tous ces éminents polticiens Tourangeaux qui ont dû se reconvertir.
    Bonne continuation dans la vraie vie, auprès des vraies gens.

    • Jean-Patrick GILLE

      Bonjour monsieur, je ne peux vous laisser dire que je n’ai jamais travaillé. J’ai en effet eu une vie professionnelle riche avant d’être élu député en 2007. J’ai d’abord enseigné la philosophie au lycée F Rabelais de Chinon. Puis en tant que contractuel, j’ai piloté pendant 6 ans les dispositifs d’insertion professionnelle des jeunes sur l’agglomération tourangelle. J’ai ensuite été chargé de mission à la Direction de la formation professionnelle du conseil régional du Centre pendant 8 années.

      Elu député depuis 2007, je me consacre à plein temps à mon mandat mais je n’ai pas pour autant perdu le contact avec le terrain, puisque j’ai poursuivi mon engagement pour l’insertion des jeunes en exerçant bénévolement la présidence de la mission locale de Tours, de l’école de la 2ème chance et du CFA de Tours Nord, puis depuis 2010 à la tête nationale des missions locales (UNML). Des fonctions qui ne sont évidemment pas rémunérées mais qui correspondent à un réel investissement et un engagement constant sur le terrain.

      Si vous souhaitez en discuter de vive voix, je vous invite à me contacter à ma permanence parlementaire au 02472025258.

      Désormais parfaitement informé de mon parcours professionnel je ne doute pas que vous corrigerez votre jugement erroné et aussi injustifié que gratuit. Enfin je vous précise pour être complet, qu’en cas d’échec à la prochaine législative, je serai amené à rechercher un emploi, ayant décliné l’offre qui m’a été faite comme contractuel d’obtenir le statut de fonctionnaire territorial.
      Bien cordialement,

      Jean-Patrick Gille

    • Martial Montignies

      Bonjour Monsieur Rigaudière,
      Je suis content de ne pas être le seul à commenter. Je pense que Monsieur le Député ainsi que nos autres représentants sont de vrais gens et qu’ils vivent une vraie vie. Vous avez l’air d’être très bien informé sur un tas de sujets. Vous pourriez mettre à profit votre intelligence et votre savoir en conseillant notre Député ou en éclairant certains points qui vous semblent obscurs. La collectivité y gagnerait. Je suis moi-même, en tant que citoyen, dégouté par l’actualité politique. J’ai pris le parti d’encourager nos représentants et de leur apporter mon aide dans la mesure de mes moyens pour qu’ils puissent à leur tour nous fournir une meilleure prestation. Qu’en pensez-vous ?

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