Jean-Patrick Gille (UNML) ne souhaite pas un Délégué ministériel « représentant absolu des Missions locales »

Publié par Centre Inffo  http://www.actualite-de-la-formation.fr/le-quotidien-de-la-formation/articles-2016/jean-patrick-gille-unml-veut-clarifier-le-positionnement-du-delegue-ministeriel-aux.html

Contacté par le Quotidien de la formation, le 6 septembre, après l’examen par le bureau du du Cnefop [2] des projets de décrets portant, notamment, création du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COPJ), et création d’un délégué ministériel aux missions locales (DMML) au sein du secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales (voir notre article), Jean-Patrick Gille, député d’Indre-et-Loire, président de l’Union nationale des Missions locales (UNML), rappelle que « la mise en place de cet ensemble figure dans le débat actuel relatif au projet de loi Égalité et citoyenneté qui organise un nouveau conseil concernant l’orientation et les politiques jeunesse ».

Il s’apprête à rédiger un courrier destiné à Myriam El Khomri : « Nous aurions aimé être associés à la finalisation de la nouvelle instance dans la mesure où l’UNML a été force de propositions (nouvelle forme de conseil interministériel sur l’insertion des jeunes…) sur ce point ». S’il approuve la création du COPJ « l’importance de distinguer le lieu de conseil, de concertation, d’analyse des textes réglementaires… du lieu de pilotage par l’État », il estime, à propos de la création d’un DMML, que le décret « va trop loin ». « La personne désignée comme interlocuteur des missions locales auprès de l’État constitue un point positif mais cet interlocuteur ne peut pas être le représentant absolu des Missions locales. Il est en effet nommé par l’État. Nous avons un différend avec l’État sur ce point qu’il faut clarifier ».

L’UNML affiche aussi son profond désaccord avec le troisièmement du décret portant création d’un DMML et déterminant ses missions : « Participer à l’élaboration des accords et conventions nationales impliquant le réseau des missions locales et les signer après approbation des présidents des associations œuvrant pour l’animation des missions locales au niveau régional ». Pour Jean-Patrick Gille, « il ne peut pas signer des conventions qui nous engageraient en tant que président d’une mission locale car il relève de l’État ». « La DGEFP est le donneur d’ordre et le DMML pourrait être inter-médiateur, ce qui serait une bonne chose », estime-t-il.

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