Intermittents : une tension « entre la profession et ceux qui gèrent l’assurance-chômage, le Medef et la CFDT »

par Rédaction de France Info lundi 25 avril 2016 15:26

 

« Les organisations interprofessionnelles et notamment le Medef ont un peu forcé la dose », a estimé lundi sur France Info Jean-Patrick Gille, député PS d’Indre-et-Loire au sujet des négociations sur le régime spécifique d’assurance chômage des intermittents du spectacle et de l’audiovisuel.

Le parlementaire, désigné comme médiateur par Manuel Valls lors de la précédente crise des intermittents en 2014, a repris à son compte le terme de « provocation » utilisé par la ministre de la Culture Audrey Azoulay pour qualifier les 185 millions d’euros d’économies exigées par les organisations patronales dans le régime d’indemnisation des intermittents.

« Avant, la provocation c’était généralement de dire on va supprimer les annexes 8 et 10 [de l'assurance chômage qui régissent le régime de l'intermittence-NDLR], mais ça n’est plus possible parce qu’on les a inscrites dans la loi il y a deux ans », a rappelé Jean-Patrick Gille, ajoutant que « tout le sujet, très délicat et dur à comprendre, c’est de savoir si dans ces économies demandées, on peut mettre l’argent de l’Etat » comme cela avait été fait par le Premier ministre en 2014, quand il avait débloqué des fonds publics pour sauver l’intermittence. « Moi ça ne me paraît pas totalement scandaleux », a plaidé le député socialiste, pour qui « la difficulté, c’est qu’une partie des syndicats, dont la CGT qui est très puissante, disent ‘Nous on ne veut pas d’argent de l’Etat’ ».

Les intermittents du spectacle et leurs employeurs ont jusqu’à la fin de la semaine pour soumettre leur position aux partenaires sociaux qui renégocient la convention Unedic. « Dans la profession elle-même il y une vraie discussion et elle se passe en de bons termes », a indiqué Jean-Patrick Gille, ajoutant que « la tension, elle est entre la profession et en gros ceux qui gèrent l’assurance chômage, le Medef et la CFDT. Et je pense que l’Etat peut être celui qui amène l’équilibre. »

« On est dans une négociation, donc c’est toujours un peu tendu, mais ça peut encore aboutir positivement », a conclu le député PS.

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