L’UNML opposée à la remise en cause des aides au logement pour les jeunes en situation de précarité

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Alors que la situation de la jeunesse ne s’améliore pas durablement, un projet de décret relatif à «l’évaluation forfaitaire des ressources prises en compte dans le calcul des prestations familiales et des aides personnelles au logement» est proposé par le gouvernement qui a pourtant fait de la jeunesse sa priorité. La situation de notre pays et les derniers évènements nous rappelant à notre devoir de solidarité et de cohésion, l’UNML est opposée à ce choix qui remet en cause l’accès aux droits des jeunes les plus fragiles, alors qu’ils ont plutôt besoin de la solidarité nationale et intergénérationnelle pour trouver leur place dans la société comme citoyen à part entière.

Ce texte, sur lequel le Conseil national de l’habitat a émis un avis défavorable, vise à modifier le mode de calcul des APL des jeunes âgés de moins de 25 ans hors CDI à bas revenus. Or, le 4 novembre 2015, les députés réunis en Assemblée plénière ont adopté des amendements annulant cette réforme des Aides personnalisées au logement (APL) pour les jeunes âgés moins de 25 ans, prévue par le projet de loi de finances 2016.

Cette mesure signifiera pour tous les jeunes salariés modestes une baisse voire une suppression de leur APL dès 2016, qu’ils soient en contrat d’apprentissage, en missions d’intérim, en contrat d’insertion, alors que le gouvernement prévoit le développement de l’alternance.

L’impact est massif puisque comme l’indiquent les associations habitat jeunes, ce sont 147000 personnes qui sont concernées par cette mesure pour une économie totale de 109 millions d’euros.

Cette mesure aboutirait en moyenne à une perte d’APL de 750 euros par an pour des jeunes en situation de précarité professionnelle qui auront travaillé quelques mois.

Or, les études de l’observatoire des inégalités rappellent que 34,1 % des 15-29 ans ont un emploi précaire, soit 1,7 million de jeunes sur les 4,9 millions d’actifs de cet âge. La précarité de l’emploi frappe plus lourdement les plus jeunes.

Leur inexpérience, mais aussi leur arrivée dans une période difficile où la création d’emplois durables est très faible, expliquent en partie cette précarité. Même avec des salaires inférieurs, l’entrée dans le monde du travail reste un parcours d’obstacles, souvent fait de stages nombreux et de longues périodes d’instabilité. 7,8 % sont en apprentissage, 4,5 % exercent un emploi temporaire (intérim) – contre 1,7 % des actifs de 30 à 49 ans -, 18,5 % sont en contrat à durée déterminée soit dans le privé, soit dans le public, contre 5,5 % des 30-49 ans.

La situation de notre pays et les derniers évènements nous rappelant à notre devoir de solidarité et de cohésion, l’UNML est opposée à ce choix qui remet en cause l’accès aux droits des jeunes les plus fragiles, alors qu’ils ont plutôt besoin de la solidarité nationale et intergénérationnelle pour trouver leur place dans la société comme citoyen à part entière.

L’UNML demande solennellement au Premier ministre le retrait de ce projet de décret.

/t presse
Edith Le Gourrier

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