« On doit continuer à faire vivre notre démocratie, c’est notre meilleure réponse »

La France est en guerre ! », ces mots ne sont pas ceux de Clémenceau à l’aube de la Première Guerre Mondiale, mais bien ceux de François Hollande devant les parlementaires réunis en Congrès hier après-midi à Versailles. Avec un discours d’une quarantaine de minutes, le Président de la République a annoncé ses volontés en matière de sécurité extérieure et intérieure. Tous les parlementaires tourangeaux étaient présents, parmi eux, Jean-Patrick Gille, le député de Tours.

En attendant l’intervention du Chef de l’Etat, bon nombre de journalistes suivaient les images tournées dans l’aile du midi du château de Versailles. Les députés et sénateurs s’installaient au fur et à mesure par ordre alphabétique dans l’immense salle de 1500 places qui a vu jadis s’écrire des moments forts de l’histoire républicaine. C’est sous la protection des gardes républicains au garde à vous et sabre à la main que François Hollande est accueilli par Claude Bartolone, président du Congrès et de l’Assemblée Nationale. Le regard est grave et la posture droite. Le costume sombre renforce l’image de fermeté qu’entend incarner le Chef des Armées devant les 900 parlementaires. Pour Jean-Patrick Gille, l’un des moments important fut « la demande de soutien à l’Union Européenne et à l’ONU« . Pour le député de Tours, « c’est un engagement fort !« .

« Il faut toujours toucher la Constitution avec une main qui tremble ! »

Cependant, le parlementaire socialiste estime que le point délicat du discours fut celui de la réforme constitutionnelle que souhaite François Hollande. « Je n’ai pas tout saisi sur ce que souhaite le Président sur la réforme des articles 16 et 36 de la Constitution. Pour ma part, je pense qu’il faut toujours toucher à celle-ci avec une main qui tremble…« . Néanmoins, il se satisfait des mesures annoncées : 5 000 emplois supplémentaires dans la Police et la Gendarmerie, 2 500 postes au Ministère de la Justice, 1 000 nouveaux douaniers et un gel jusqu’en 2019 de la baisse des effectifs à la Défense.

« On doit continuer à faire vivre notre démocratie, c’est notre meilleure réponse« 

Pour lui, un parlementaire en pareilles circonstances doit « réagir avec sang froid jamais à chaud et on doit rassurer les gens« . Il faut avoir un discours de vérité : « Il peut y avoir d’autres attentats !… Pour lutter contre cette forme de guerre particulière qu’est le terrorisme, on doit replonger dans nos valeurs et avoir le sens de l’unité« , des mots qui ne sont pas vains dans un contexte si exceptionnel. Pour lui, « on doit continuer à faire vivre notre démocratie, c’est notre meilleure réponse« . Et quand on interroge la tête de liste PS aux élections régionales en Indre-et-Loire sur le maintien des élections en décembre, « C’est la meilleure illustration de la continuité de notre démocratie !« .

Hier à Versailles, les mots étaient graves, les visages fermés et les sentiments mêlés. Devant un Chef de l’Etat quel qu’il soit, c’est bien une nation toute entière qui était présente dans le château de Louis XIV. La République est une et indivisible. Les balles des Kalachnikovs l’éprouveront mais ne l’a détruiront jamais. Aucune faille ne doit être laissée aux ennemis de la République… En espérant que les politiques l’ont bien compris.

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