Intermittents: Lettre de mission du Premier Ministre

Le 24 juin 2014.

Vous trouverez ci-dessous la lettre de mission adressée ce matin à Matignon par le Premier ministre au trio de la mission de concertation sur les intermittents, composée de Jean-Patrick GILLE, Jean-Denis COMBREXELLE et Hortense ARCHAMBAULT.


 

lettre de mission intermittents image image(1)

5 commentaires

  1. Comment peut-on croire une seule seconde que lorsque l’accord du 22 mars sera agréé, le Medef et les syndicats signataires vont se remettre autour d’une table de négociation ??? Ou alors ce sera comme à chaque fois pour réduire un peu plus les droits sociaux des gens qui en ont le plus besoin. Et surtout pourquoi agréer cet accord si c’est pour essayer de trouver des solutions après ??? Si l’accord n’est pas bon, le gouvernement ne donne pas son agrément, cela semble logique… Non ?

  2. Monsieur le Premier ministre,

    Au delà du régime d’intermittent qui est invivable depuis le protocole de 2003 et qui sera encore aggravé par les nouvelles dispositions imposées par le medef (nous savons tous comment ceci a été obtenu, alors ne vous voilez pas la face !!), c’est tout le secteur du spectacle vivant mais aussi des musiques actuelles qui est en mode destruction depuis 20 ans !
    Dans les années 1980/1995, le secteur des musiques actuelles a connu un essor formidable avec la mise en place d’un circuit national de lieux de diffusion de ces musiques, ce qui a engendré l’émergence d’un circuit parallèle et ensemble, tout ceci a créé de nombreux emplois, que ce soit coté culture, mais aussi coté commerce.
    Depuis maintenant vingt ans, ces deux circuits de diffusions n’ont cessé de s’effondrer à cause de décisions très arbitraires quand à la législation sur ces lieux de diffusion, détruisant en même temps les nombreux emplois qui avaient été créés. Le circuit national, pour ce qu’il en reste, n’est plus accessible aux formations musicales indépendantes car les maisons de disques ont la main mise sur leurs programmations qui en devient par ce fait, sectaire. Le circuit parallèle a pratiquement été éradiqué à coups d’interdictions sommaires et Kafkaïenne, j’en ai été moi-même témoin, le but, nous ne sommes pas dupes, a été de faire taire ces lieux de diffusions. Aujourd’hui, pour des créateurs indépendants dans le secteurs des musiques actuelles, il est impossible de vivre de son art, ce qui était alors possible entre 1981 et 1995… ce que j’ai fait, on pouvait alors avoir parfois jusqu’à une centaine de contrats par an.
    Je vois aujourd’hui des groupes qui recommencent, comme à la fin des années 70, début 80, organiser des concerts clandestins dans des caves, des squattes… C’est un bond en arrière de 30 ans !!!

    Pourquoi un tel acharnement après la culture ? Vous savez que le protocole de 2003 n’était acceptable et vous vous apprêtez à accepter des conditions encore pires que ce que nous subissons depuis 14 ans. Les français ont élu un président pour les représenter, pas un représentant du medef qui n’a aucunement l’intention, et ce n’est d’ailleurs pas sa vocation, à œuvrer pour l’intérêt commun. Est-il normal que les personnes chargées maintenant à pôle emploi de gérer les dossiers des intermittents ne soient plus celles qui ce sont investies dans ce travail depuis parfois vingt ans, mais du personnel issu de la répression des fraudes ? C’est comme ça que vous voyez les artistes ? Je rappelle que ceux qui ont été condamnés pour abus dans le secteur, sont des employeurs, des sociétés de production de l’audiovisuelle ! C’est comme ça que les artistes en France sont perçus ? Comme des préjugés fraudeurs ?
    Etes-vous au courant de la descente aux enfers que nous subissons, nous artistes indépendants, en ce qui concerne les difficultés que nous rencontrons pour rester dans la légalité ? Ce n’est pas la conjoncture qui nous complique l’accès au travail légal, mais ce sont là aussi des décisions arbitraires et unilatérales qui sont prises TOUJOURS au détriment de l’artiste intermittent et de ses employeurs. Le GUSO… mais peut-être ne connaissez-vous même pas ce qu’il est et comment il fonctionne, est sans cesse rendu au fur et à mesure de modifications de fonctionnement, là aussi de plus en plus Kafkaïen pour son utilisation et dans tous les cas en dépit du bon sens. Le GUSO est indispensable pour les artistes indépendants s’ils ne veulent pas encore perdre un peu plus de pouvoir d’achat, je devrai dire «pouvoir de subsistance». Je connais très bien le sujet, j’utilise le GUSO toute l’année depuis sa création et j’ai d’ailleurs un dossier concernant les problèmes accumulés qui finirons par rendre le GUSO inutilisable. Encore une banderille dans le dos des artistes et de ses employeurs. TOUTES les décisions prises en ce qui concerne le fonctionnement du GUSO depuis sa création sont prises en dépit du bon sens et de la réalité du terrain, à croire que c’est fait exprès !
    Protocole de 2003 – aggravation avec le texte du 22 mars – destructions des lieux de diffusions – complications incessantes de l’accès au travail légal – accès presque impossible à la couverture maladie/maternité… Tous les ingrédients sont là pour une stratégie de destruction de la liberté culturelle dans notre pays. Vous pourrez, comme on l’entend à chaque fois, affirmer le contraire, le problème c’est que vous n’êtes plus audibles ni crédibles. Les faits sont là et nous en avons toutes les preuves car ces preuves, nous vivons avec depuis des années.
    Bien entendu, les artistes du spectacle vivant ont aussi besoin de leurs techniciens, tout comme une équipe de formule un a besoin de ses hommes de l’ombre ! Il ne faut donc prendre mes mots pour une plaidoirie uniquement en faveur des artistes, mais en direction de la culture et de la liberté culturelle qui représente une belle part du P.I.B. de notre pays si vous voulez aussi parler d’économie, et n’oublions pas le tourisme, un des nouveaux objectif de votre gouvernement, qui est aussi très dépendant de la culture. Attention, le château de carte est fragile. A vous d’y mettre de vraies fondations et une vraie charpente… ou de laisser quelques individus gérer le problème sur des bases idéologiques et surtout à leur seul profit au dépend d’un pays tout entier.

    Si ceux qui veulent nous voir mourir pour raison idéologique pensent porter bientôt l’estocade, rappelez-vous qu’il n’y a rien de plus dangereux qu’un animal blessé, il donnera alors immanquablement des coups de sabots !

    Quelle formule de politesse utiliser maintenant sans langue de bois ?… Ce sera donc encore :

    Cordialement,

  3. Bonjour
    Ce qui est a changer , c’est l’attribution de l’intermittence .
    par exemple , est-ce normal de payer quelqu’un sous ce régime pour coller des affiches de parti politique (UMP, campagne présidentielle 2007 ,Lorient)
    ou bien des chauffeurs qui acheminent des artistes sur des lieux de concerts ?

    • Ne peut-on pas prendre sa retraite à 50 ans ???, ça m’arrangerai bien, je suis un peu fatigué de tout ce cirque…qui dure …c’est comme les enfants qui n’écoutent pas, n’entendent rien, ne corrige jamais, on perds son temps…On dit les choses, mais vous n’écoutez pas

  4. bonjour,
    signer un accord alors qu’il est en pleine renégociation me parait une action aussi illogique que mauvaise dans tous les sens du terme.
    la seule alternative crédible est de ne pas signer cet accord et de reporter, avec un délai suffisant et après un réel débat et de réelles négociations, le nouveau protocole qui, celui-ci, sera accepté par tous.

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