Missions locales : la DGEFP précise le cahier des charges de l’accompagnement renforcé des jeunes décrocheurs

Article publié le 16 septembre dans Localtis. Voir l’article en ligne en cliquant ici

Les missions locales vont bientôt procéder à l’accompagnement renforcé des jeunes décrocheurs prévu dans l’Accord national interprofessionnel du 7 avril 2011. Dans un courrier adressé en septembre 2011 aux partenaires sociaux, la DGEFP donne des indications sur le cahier des charges et les modalités de mise en oeuvre du dispositif.

L’article 1 de l’Accord national interprofessionnel du 7 avril 2011 prévoit un accompagnement des jeunes demandeurs d’emploi dans leur accès à l’emploi, et plus précisément pour 2011, la mise en œuvre par les missions locales d’un accompagnement individuel renforcé pour les jeunes « décrocheurs ». Les missions locales doivent ainsi s’occuper en 2011 de 20.000 jeunes qui sont sortis du système éducatif sans qualification ou sans diplôme, y compris ceux dont le contrat en alternance a été rompu.

Pour ce faire, le réseau des missions locales va recevoir 30 millions d’euros issus du budget du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP), à travers une convention signée avec l’Etat. « Pour nous, ce n’est pas négligeable« , explique Jean-Patrick Gille, député PS d’Indre-et-Loire et président de l’Union nationale des missions locales (UNML) à Localtis, plutôt satisfait du dispositif auquel les missions locales et partenaires sociaux ont abouti. « Dans un délai imparti, nous avons donné une réponse intéressante avec un caractère expérimental, car il y aura sûrement des ajustements à prévoir« , signale-t-il. Dans un courrier transmis en septembre aux partenaires sociaux, la DGEFP précise le cahier des charges de cet accompagnement renforcé et les modalités de sa mise en œuvre. Un dispositif renforcé puisqu’il consistera en un entretien par semaine entre le jeune et le conseiller, chaque conseiller suivant un maximum de 40 jeunes. Le public visé est précisé par la DGEFP : il s’agit des jeunes de 16 à 25 ans sortis du système éducatif sans qualification ou sans diplôme et qui cumulent des situations d’échec récurrent en situation de formation qui justifient d’un accompagnement global et renforcé. Ces jeunes seront identifiés grâce aux plateformes de décrochage et aux moyens mis en place par les missions locales en lien avec les acteurs locaux.

Eviter les doublons

« Pour éviter le double accompagnement des publics, le jeune bénéficiaire de cet accompagnement renforcé ne peut pas être en Civis, en cotraitance, en contrat d’autonomie ou dans un dispositif 2e chance », précise la DGEFP.
« On veut éviter les doublons, explique Jean-Patrick Gille, et que ça donne accès à l’éventail des mesures par le référent. C’est une action très tournée vers l’emploi. » U
n contrat sera signé entre le jeune et le conseiller, le référent s’engageant à être disponible et à accompagner personnellement le jeune, et le jeune ayant obligation de participer au projet d’insertion professionnelle. Un référent unique doit être identifié et dédié à l’accompagnement renforcé pendant toute la durée du parcours du jeune. Il devra aussi assurer le suivi dans l’emploi de chaque jeune pendant une période de six mois après la signature du contrat de travail, pour une durée totale d’accompagnement de 18 mois. Les missions locales participeront à l’accompagnement si elles le souhaitent en répondant à l’appel à projets régional qui va être lancé en septembre par les services des directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte).

« On peut boucler les choses assez vite, assure Jean-Patrick Gille, et nous allons inciter les missions locales à se regrouper pour répondre à l’appel à projets. » Quant au suivi et à l’évaluation du dispositif, ce seront les Direccte qui seront en première ligne. Elles mettront en place un pilotage et un suivi trimestriel des objectifs régionaux d’accompagnement renforcé et du versement des crédits aux missions locales. Ce sont également les Direccte qui répartiront les moyens au niveau infrarégional.

Emilie Zapalski

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